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Bataille Navale

COMBAT NAVAL ALSACE BRETAGNE AUX ARENES (10 Août 1947 à 15h)

Bataille Navale Jam 47

Cet après-midi, dans la brume, la flotte bretonne torpillera-t-elle la flotte alsacienne ?

C'est l'angoissante question qui se pose ! La réponse à cette question sera donnée à 15 heures, à l'arène. Chacun pourra alors être le témoin d'une terrible bataille navale. Une bataille navale ? Entre l'Alsace et la Bretagne ? Dans l'arène et, par surcroît, dans la brume ? Il ne s'agit pas d'un… canard.

A partir de 15 heures, l'arène ne sera plus l'arène, mais la mer. Quant a la brume, elle n'existera que pour les marins et non pour les spectateurs.

Deux escadres, battant l'une pavillon d'Alsace, l'autre pavillon de Bretagne, forte chacune de douze vaisseaux, se jetteront, par la voix de leurs grands Amiraux, un défi à mort, tandis qu'elles défileront devant les tribunes.

Immédiatement après, le combat commencera. Les Vaisseaux (une patrouille couverte d'une toile !) seront télécommandés par les amiraux restés au port, entourés de leurs états-majors respectifs. Commandements donnés par signaux morses selon des codes secrets ! Aussi le plus grand silence sera-t-il de rigueur, tant parmi les équipages que parmi les… témoins !

Les navires aveugles (toujours à cause de la fameuse brume !) se risqueront en haute mer, à la recherche les uns des autres. Mais quels terribles dangers les guetteront ! Par exemple, l'éperonnage, si quelque autre bateau, ami ou ennemi, vient à les aborder par le travers ; ou bien le torpillage, toujours mortel quand la torpille les atteint également par le travers.

Les torpilles appartiennent à un tout nouveau type, jamais utilisé encore : elles sont à la fois traçantes et zigzagantes. !...

Naturellement, dès l'instant que l'arène deviendra la mer, tous les curieux risqueront fort d'être noyés ! Avis aux imprudents.
(Jamboree-France 10 Août 1947)


Non la flotte bretonne n'a pas torpillé la flotte alsacienne.

Nous ne sommes plus au temps de Surcouf. Maintenant, ce sont des marins aveugles qui pilotent des navires guidés à distance, par radio… Et cela, nous l'avons vu aux arènes.

Que de périls guettent navires et équipages : le rivage, les écueils, les abordages et les torpilles humaines, aveugles elles aussi, mais terriblement efficaces ; tous les coups sont mortels.

Les évolutions des navires sont assez lentes, mais dès que le public, massé sur le rivage, en voit deux qui s'approchent, il s'agite et manifeste son enthousiasme. L'Alsace, la Bretagne, le monde entier se passionnent pour la joute de ces 24 caravelles d'un nouveau genre, évoluant mystérieusement sur ordre, comme des pions sur un damier. Le vent gonfle les voiles, les ordres chiffrés résonnent dans l'éther, les torpilles filent vers l'adversaire immobile…

A 16h10, proclamation des résultats :
Bretagne : 4 navires ; Alsace : 8 navires intacts, victorieuse.

C'est fini. Les supporteurs acclament les couleurs de leur province.
(Jamboree-France 11 Août 1947)


Bataille Navale Jam 47

Quand l'Alsace coule la Bretagne.

Beuglement de sirènes, bateaux d'un type nouveau battant pavillons bretons et alsaciens, torpilles humaines, éclatements de bombe, hurlements des éléments déchaînés (le public), tel fut le défi en combat naval, qui se livra dans la grande arène, deux provinces Alsace et Bretagne.

Deux escadres de douze vaisseaux s'affrontèrent, chaque escadre était commandées par le bâtiment amiral ; les unités navales (une tente de patrouille montée sur un cadre) évoluent dans la purée de pois la plus épaisse (tous les hommes à bord ont les yeux bandés, sous la tente, reçoivent les ordres, en morse, par la sirène amiral).

Chaque commandant de bâtiment dispose de deux torpilles (éclaireurs les yeux bandés).

Le combat, comme vous pouvez l'imaginer, fut magnifique et plein d'action, certaine phases furent sensationnelles telle torpille bretonne qui manque de dix centimètres l'objectif fait un circuit en mer et revient torpiller son propre bâtiment (chaque épave devenait un nouvel obstacle sérieux à éviter).

Il y eu des ordres exécutés avec une telle rapidité qui évitèrent des catastrophes : marche arrière rapide sur avance d'un adversaire, changement de cap sur danger de torpille, stop précis sur tel épave. Le public était émerveillé que tous les ordres soient donnés en morse.

Au bout d'un certain temps, les épaves de part et d'autres furent nombreuses, les évolutions des bâtiments en présence étaient très difficiles de plus, chaque amiral avait reçu l'ordre de lancer dans la bagarre tous ses vaisseaux. La bataille fut terrible, de toute part ça n'était que chocs, torpilles, coups de sirène, silence de mort, ou hurlements de victoire.

Pour terminer, la victoire de l'escadre alsacienne fut complète. Pauvres bretons, que vont dire les vieux loups de mer à l'annonce de cette nouvelle ?
(Naoh - R.Schrack, Sept 47, N° Spécial de l'Eclaireur de France, Sois-Prêt, Scout, l'E.I.F et Plein-Jeu.)

Grande Randonnee