Site relatant le Jamboree Mondial de la Paix


Jean-Marie, Scouts de France, 4ème Troyes de 1945 à 1949.

Notre groupe s'appelait " Groupe du vieux loup ", avec sa meute, sa troupe et sa route.
Ma patrouille était : les écureuils
Cri de patrouille : écureuils ...à l'écoute
Exploit de Jean-Marie et de sa Patrouille pour participer au Jamboree 1947 ?

Patrouille de Jean-Marie
(A gauche sur la photo, Jean-Marie est le CP)

Ma patrouille des écureuils en 1948 au pied de notre local de la 4ème Troyes et mon adoubement d'écuyer de France par le commissaire de province Champagne, Etienne Vachette, en 1949. De magnifiques souvenirs...Mon second qu'on voit sur ces photos est ensuite devenu un de mes 4 beaux-frères ! Et il habite la maison voisine…

Adoubement d'Ecuyer de France Insigne d'Ecuyer de France
(Adoubement d'Ecuyer de France et Insigne)

« Deux évènements ont marqué pour moi l'année 1946.
Rentré dans la troupe scoute du lycée où je faisais mes études secondaires, la 4ème Troyes des Scouts de France, j'ai voulu passer le badge de transmetteur et pour ce faire j'ai du apprendre les moyens de transmission utilisés par les scouts à cette époque c'est à dire le morse et le sémaphore. Le morse m'a tout de suite passionné et je l'ai rapidement et facilement assimilé. On ne le pratiquait encore que le jour au sifflet, la nuit avec des moyens lumineux ou plus tard sur des lignes téléphoniques de campagne qu'on utilisait lors de nos camps scouts, réalisées avec le matériel abandonné un peu partout par les armées qui venaient de parcourir nos régions.
Je me rappelle que notre troupe avait gagné un concours consistant à passer le plus vite possible un message en morse lumineux de point haut en point haut sur une distance de 60 kms en utilisant la lumière du soleil avec des miroirs, la lumière de source électrique et la lumière d'un feu de bois modulée par des couvertures…Il n'y avait que la fumée que nous n'avions pas à utiliser mais les Indiens l'avaient fait bien avant nous. Notre record avait du être de 7 heures et quelques minutes pour un message d'une vingtaine de mots ! Deux copains scouts de l'époque, de ma patrouille, pourraient encore en donner des détails : L'un est un de mes quatre beau-frères et l'autre est aujourd’hui le directeur de rédaction du journal " Le Point ". Ce n'était pas encore la vitesse de la lumière, mais ça allait venir. J'avais donc découvert le code Morse chez les scouts et j'allais enfin découvrir le Morse utilisé en radio pour de vraies radiocommunications. Grâce au journal " Le Haut-parleur " au célèbre livre " La radio mais c'est très simple d’Aisberg ", au livre " Les Ondes Courtes de Suart, de 1932 " que j'avais fini par découvrir, je réussis à construire ma première détectrice à réaction qui me permit d'écouter autre chose que la radiodiffusion. En effet je me mis à écouter, dans des bandes basses qui devaient aller de quelques centaines de kHz à quelques MHz, impossible de savoir la fréquence exacte, en télégraphie des messages de navires en clair mais surtout beaucoup de messages codés incompréhensibles. C'était malgré tout plus passionnant que la musique ou les informations.

Vint enfin en août 1947 ma découverte du radio-amateurisme et de l'émission d'amateur, toujours grâce au scoutisme. J'ai eu en effet la chance de participer au Jamboree scout mondial qui se tenait à Moissons près de Mantes. Et il y avait là une station radioamateur dont l'indicatif était F9CQ, animée entre autres par Jacques Montagne, F9CQ, qui serait quelques années plus tard un collègue de travail à la division Radio-Télévision de Thomson à Gennevilliers. Vous pouvez lire un article à ce sujet dans Radio-REF de novembre 1947, page 396, avec description de la station et trafic effectué. Bien que notre emploi du temps au Jamboree fût très chargé et que je ne puisse pas venir souvent et longtemps voir le trafic radioamateur, entendre des QSO avec des OM de pays lointains, je venais de découvrir ce qui serait ma passion à la fois professionnelle et amateur. Ca avait fait " Tilt ". Le virus allait faire de gros progrès en moi et ne plus me lâcher. »

Extrait d’un article de Jean-Marie GAUCHERON F3YP (Président du REF de 1993 à 1999), « Comment s’attrapait le virus radioamateur dans les années 1940 / 50 »